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Déconstruire les mythes du deuil : 5 fausses croyances à surmonter

May 13, 20248 min read

Déconstruire les mythes du deuil : 5 fausses croyances à surmonter

Déconstruire les mythes du deuil : 5 fausses croyances à surmonter

Les manifestations de compassion et de soutien varient considérablement d'une personne à l'autre lorsqu'il s'agit d'affronter la douleur d'un être cher. À moins d'être dénué d'empathie, il est rare de ne pas être touché par la souffrance d'un proche. Cependant, même avec les meilleures intentions, il arrive parfois que nos actions et paroles ne produisent pas l'effet escompté, voire qu'elles aggravent la situation. Pourquoi cela se produit-il ? Souvent, c'est parce que nous ressentons un malaise face à la douleur d'autrui et que nous sommes déconcertés quant à la manière d'agir. De plus, nos réactions peuvent être influencées par des idées préconçues erronées sur le processus de deuil et de perte. (Lire mon article Le deuil, c’est quoi ?). Dans cet article, nous explorons cinq mythes courants qui entourent le processus de deuil.

5 fausses croyances liées au deuil

 

« Il n’y a pas de plus grande souffrance que de bloquer la souffrance. »

-          Jean Monbourquette

 

Pour Jean Monbourquette, spécialiste du deuil, « Il n’y a pas de plus grande souffrance que de bloquer la souffrance. » Malheureusement, notre société et notre éducation n'ont pas toujours encouragé une réaction appropriée face à la perte, ni une gestion constructive du deuil. Il est pourtant essentiel de faire face à ces pertes pour parvenir à une paix intérieure et profiter pleinement de la vie.

Pour surmonter nos deuils, il est crucial de comprendre les fausses croyances qui les entourent. Cela nous permet non seulement d'être mieux préparés à soutenir ceux qui souffrent autour de nous, mais également à réagir de manière plus saine face à nos propres pertes.

 

1) « Le temps arrange les choses »

Non, le temps n’arrange pas les choses. Certes, avec le temps, la douleur peut s’atténuer, s’estomper, mais il est primordial de vivre nos émotions, faire un travail sur soi, afin de résoudre adéquatement son deuil. Toutefois, devant notre désir d’éviter la souffrance chez l’autre, dire à une personne qui vit une perte que le temps arrange les choses, provoquera l’effet inverse en amenant la personne à attendre que la douleur disparaisse, plutôt qu’affronter la réalité, vivre la souffrance et se mettre en action pour résoudre son deuil.

Certains deuils prendront plus de temps que d’autres pour plusieurs raisons, entre autres, le lien d’attachement par rapport à cet « objet » de perte, cette personne, l’importance que nous lui accordions. Un autre facteur concerne les circonstances de la perte (par exemple, un accident versus une maladie). Évidemment, si la personne endeuillée possède un bon réseau social autour d’elle pour l’accompagner, cela facilitera le processus de deuil. La personnalité de la personne endeuillée joue un rôle crucial. Par exemple, plus une personne sera autonome et indépendante, plus le deuil sera facile. Ces traits de personnalité n’empêchent pas la douleur facilitent le processus de deuil.

Le processus de deuil ne vise pas à effacer le souvenir de la personne perdue, mais plutôt à apprendre à vivre avec cette absence. Il s'agit même d'aller plus loin en transformant cette expérience douloureuse en une opportunité constructive, en tirant des enseignements de cette expérience et peut-être même en apportant un soutien précieux à ceux qui traversent des deuils similaires. Il s'agit de donner un sens à notre douleur et de trouver une signification dans cette expérience difficile.

Il est tout à fait normal de désirer le bien-être des personnes autour de nous et éviter qu’elles souffrent. Toutefois, il est nécessaire de passer par la souffrance pour résoudre un deuil. Le temps n’arrange rien dans le cas d’un deuil. Au contraire, elle crée des barrières pour jouir pleinement du futur.

Dans toute perte, que ce soit le décès d’un être cher, d’un amoureux, la perte d’un emploi, la naissance d’un enfant malade, handicapé, le processus de deuil nécessite du temps, de l’introspection, de la bienveillance, de la persévérance et de la patience. De surcroit, il arrive souvent qu’un deuil présent viennent rouvrir des blessures émotionnelles antérieures, amplifiant ainsi la douleur et la complexité du processus de deuil.

2) « Arrête de pleurer, reviens-en ! »

Pleurer la perte représente une étape incontournable du processus de deuil. Pour y parvenir, il est crucial d'apprendre à accepter et à tolérer la douleur et la souffrance qui l'accompagnent, en les transformant en forces constructives. Chaque individu traverse le processus de deuil à son propre rythme, et le temps nécessaire pour faire face à la perte varie d'une personne à l'autre.

Les adversités de la vie possèdent l’avantage, pour qui veut bien évoluer, grandir à travers elles, de nous amener à nous dépasser, à puiser au fond de nous toutes les ressources nécessaires, afin de pouvoir sortir enfin la tête hors de l’eau et continuer à avancer sur le chemin de la vie.

Il est malheureux que certaines personnes croient que la médication peut résoudre tous les problèmes, y compris le deuil. En réalité, il est impossible de guérir un deuil sans faire face à la douleur émotionnelle qui l'accompagne. La médication peut parfois être utile pour soulager certains symptômes associés au deuil, tels que l'anxiété ou la dépression, mais elle ne peut pas résoudre le processus de deuil lui-même. Il est essentiel d'accepter et de vivre pleinement la douleur pour pouvoir progresser dans le processus de deuil et trouver la guérison émotionnelle.

 

3) « Tourne la page et essaie d’oublier »

Paradoxalement, encourager une personne en deuil à « tourner la page » ou à « oublier » peut provoquer l’effet inverse et avoir des effets néfastes. Au lieu d'aider à résoudre le deuil, cela peut aggraver la situation en poussant la personne à fuir sa souffrance, à ressentir de la culpabilité et de la peur d'oublier la personne décédée. Ces réactions peuvent entraver le processus de deuil et prolonger la période de souffrance. Il est crucial d'offrir un soutien compatissant et d'encourager la personne en deuil à vivre pleinement son chagrin, à se souvenir de la personne aimée et à honorer sa mémoire dans le processus de guérison.

 

4) « Ton deuil est moins pire que le mien ! »

Comment pouvons-nous comparer un deuil avec celui de l’autre ? Comparer le deuil d'une personne à celui d'une autre est une tâche délicate, voire impossible. Chaque individu est unique, avec son propre bagage émotionnel, ses expériences passées et sa façon de percevoir la vie et la mort. Le deuil est un processus profondément personnel et subjectif, influencé par une multitude de facteurs tels que les relations avec la personne décédée, les circonstances du décès, le soutien social, et bien d'autres encore. En effet, comme le soulignent Suzanne Bernard et Lucie Lavoie, « Le pire deuil, c’est celui que chacun vit. », ce qui signifie que chaque deuil est difficile à sa manière et doit être respecté et compris dans son contexte propre.

 

« Le pire deuil, c’est celui que chacun vit. »

-          Suzanne Bernard et Lucie Lavoie

 

5) « Fais-moi signe quand tu iras mieux ! »

Il est courant de penser qu'il vaut mieux garder sa douleur pour soi de peur de déranger les autres ou de les ennuyer avec nos soucis. Cependant, des recherches ont démontré que l'isolement peut être préjudiciable aux personnes en deuil. En effet, partager ses émotions et ses expériences avec d'autres peut aider à extérioriser la souffrance et à atténuer le fardeau émotionnel.

Malheureusement, le malaise et l'incertitude quant à la manière de réagir face à la douleur d'autrui peuvent conduire certaines personnes à éviter le contact avec la personne endeuillée. Il est important de reconnaître ces sentiments et d'essayer de surmonter cette barrière en offrant son soutien, en écoutant activement et en étant présent pour la personne en deuil. Même si nous ne savons pas toujours quoi dire ou faire, le simple fait d'être là peut apporter un réconfort immense à ceux qui souffrent.

En résumé, comme le mentionnent si bien Suzanne Bernard et Lucie Lavoie dans l’ouvrage Perdre sans se perdre, « Le travail du deuil, c’est d’abord et avant tout accepter de se laisser ballotter un certain temps avec le sentiment d’inconfort que cela entraîne. Il faut éviter de tout contrôler, car en agissant ainsi, nous ne faisons que bloquer le processus du deuil et retarder sa résolution. »

En conclusion, il est essentiel de reconnaître et de démystifier les cinq mythes courants entourant le processus de deuil. Comprendre que le deuil est un processus individuel et complexe, que le temps nécessaire pour le traverser varie pour chaque personne, et qu'il est essentiel de partager ses émotions et de recevoir un soutien approprié sont des éléments fondamentaux pour favoriser une guérison émotionnelle saine. En brisant ces mythes et en offrant un soutien compatissant, nous pouvons aider les personnes en deuil à vivre leur expérience de manière plus authentique et constructive, les aidant ainsi à trouver la paix et la résilience nécessaires pour avancer dans la vie.


Il est crucial de rechercher un soutien professionnel pour être accompagné dans le processus de deuil, qui est souvent douloureux et complexe. Dans notre société où le rythme de vie est rapide et où les obligations sont nombreuses, il peut être difficile pour nos proches d'être disponibles pour nous soutenir pleinement. Consulter un professionnel en relation d’aide ou rejoindre un groupe de soutien peut offrir un espace sécurisé pour exprimer ses émotions, recevoir des conseils pratiques et trouver un soutien empathique de la part de personnes qui comprennent ce que nous vivons. Cela peut jouer un rôle essentiel dans le processus de guérison et permettre de surmonter les défis du deuil de manière plus saine et plus constructive.


Suggestions de lecture :

📕Perdre sans se perdre de Lucie Lavoie et Suzanne Bernard

https://www.leslibraires.ca/livres/perdre-sans-se-perdre-savoir-traverser-suzanne-bernard-9782894361115.html?a=1597

📕Aimer, perdre et grandir. – L’art de transformer une perte en gain de Jean Monbourquette

https://www.leslibraires.ca/livres/grandir-aimer-perdre-et-grandir-l-jean-monbourquette-9782227482449.html?a=1597

Références :

(1) BERNARD, Suzanne, Lavoie, Lucie. Perdre sans se perdre. Loretteville. QC. Le Dauphin Blanc. 2004.

MONBOURQUETTE, Jean. Aimer, perdre et grandir. – L’art de transformer une perte en gain. St-Jean-sur-le-Richelieu. Les Éditions du Richelieu Ltée. 1983.

août 28, 2023. Marie-Christine Savard

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