Crédit photo: Catherine Lamirande
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Les relations interpersonnelles constituent le tissu même de notre existence. Chaque interaction que nous entretenons avec autrui façonne notre expérience et influence notre parcours de vie. Que ce soit avec nos proches, nos collègues, ou même des étrangers croisés au hasard, nous naviguons à travers une variété de connexions humaines.
Dans cet article, nous explorerons en profondeur les cinq types de relations interpersonnelles qui façonnent nos interactions quotidiennes, et comment chacune joue un rôle crucial dans notre développement personnel et social.
5 types de relations interpersonnelles
Nous ne partageons pas la même relation avec la caissière du supermarché et un ami d’enfance. Selon le lien que nous établissons avec une personne, cela influe directement sur la durée de la relation, l'intensité des sentiments à son égard et l'engagement que nous développons envers celle-ci. Il existe cinq types de relations interpersonnelles. Ces cinq types représentent différents niveaux de profondeur de lien avec autrui.
1) La relation narrative
La relation narrative est construite autour du partage d’histoire ou d’expériences qui créent une connexion symbolique ou culturelle. Elle s’applique lorsqu’une personne parle devant un groupe, plus ou moins grand, de personnes. Par exemple lorsqu’une personne fait un exposé devant les étudiants de sa classe, qu’elle expose un projet devant des collègues de travail, qu’elle présente une conférence devant un groupe de participants, etc. Elle se caractérise par une relation unilatérale, c’est-à-dire une relation à sens unique : une personne parle devant un groupe de personnes et l’auditoire l’écoute attentivement. Les échanges sont limités, se réduisant parfois à des interactions ponctuelles dans un cadre temporel défini.
2) La relation utilitaire
Ces relations sont inévitables.
La relation utilitaire se caractérise par un échange fonctionnel ou un besoin spécifique. Bref, c’est lorsque nous entretenons un lien avec une personne dans le seul but d’obtenir quelque chose d’elle. Cette relation est utilisée dans le but de combler des besoins ou atteindre un objectif. La personne se sert de l’autre pour obtenir ce qu’elle veut. Par exemple, il peut s’agir d’arrêter un passant pour lui demander un renseignement, téléphoner à un conseiller pour avoir des informations sur un sujet quelconque, ou encore, faire équipe avec un collègue pour travailler sur un projet parce qu’il possède les compétences nécessaires, etc.
Toutefois, un problème survient avec ce type de relation lorsqu’elle s’applique à des personnes plus proches comme les parents, par exemple. Par exemple, il arrive que des enfants ne contactent leur parent que s’il a quelque chose à demander ou a besoin qu’il lui rende un service. Ça peut aussi survenir dans les relations amicales où une personne est « ami » avec une autre personne seulement parce qu’elle l’aide dans ses travaux scolaires, pour ne pas être seul (e), parce qu’elle peut t’être utile pour obtenir une promotion, etc. Dans ce type de relation, il n’y a aucune profondeur, que des sentiments superficiels pour l’autre. La personne est là pour répondre à un besoin spécifique, atteindre un objectif concret, c’est tout.
3) La relation impersonnelle
Évidemment, nous ne pouvons pas tisser des relations étroites, profondes avec toutes les personnes que nous rencontrons. La relation impersonnelle se caractérise par un échange fonctionnel, rationnel ou un besoin spécifique. C’est la relation que nous entretenons, par exemple, avec les employés d'une épicerie, d’un magasin, plusieurs collègues de travail, nos voisins, etc. La plupart du temps, soit il n’y a aucun échange avec ces personnes, soit les échanges sont brefs. Les conservations sont futiles et superficielles.
Nous pouvons entretenir des relations impersonnelles avec certains amis, des membres de la famille avec lesquels nous avons moins d’affinités, avec lesquels nous discutons de tout et de rien, sans entrer dans la profondeur de notre être intérieur, sans exprimer de ce que nous ressentons, nous vivons vraiment.
Néanmoins, cela peut devenir problématique lorsque cela se produit dans des relations qui auraient avantage à être plus personnelles, plus intimes, comme avec les parents, la fratrie, le partenaire de vie puisqu’elle crée un manque affectif, un vide intérieur.
4) La relation personnelle
La relation personnelle se caractérise par celle que nous entretenons avec nos amis(es) les plus proches, nos parents, certains membres de notre fratrie. Par ailleurs, nous l’observons dans la relation avec le thérapeute où la personne se confie entièrement par rapport à ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent, où elle partage ses doutes, ses joies, ses déceptions, ses aspirations…
L’être humain a besoin de vivre intimement dans une relation et de partager avec une autre personne son monde intérieur afin de s’épanouir, grandir, évoluer, croître. Quand une personne s’isole pour vivre un chagrin, sa peine, elle s’expose au risque d’ébranler son équilibre psychique et entretient un sentiment de manque, de vide intérieur.
Pour Colette Portelance, psychothérapeute, conférencière, auteure, créatrice et formatrice de l’approche non directive créatrice au Centre de Relation d’Aide de Montréal (CRAM) et à l’École Internationale de formation à l’ANDC, refuser l’intimité est en quelque sorte un refus de vivre, de s’assumer, de communiquer vraiment avec les autres.
5) La relation intime
La relation personnelle est étroitement liée avec la relation intime en ce sens que les deux sont basées sur la communication authentique, ce besoin d’exprimer, de nommer ce qu’il y a vraiment à l’intérieur de soi, au plus profond de son cœur, mais aussi d’écouter l’autre et d’accepter que son monde intérieur soit différent du sien.
Là où elles diffèrent, c’est dans la profondeur du lien, de l’échange. La relation intime est beaucoup plus engageante et demande plus d’investissement de son être et d’authenticité. C’est une relation profonde et vraie. De ce fait, elle est beaucoup plus engageante et demande plus d’investissement de son être et d’authenticité. C’est une relation profonde et vraie. C’est la relation qu’on entretient, par exemple, avec son amoureuse, son amoureux ou avec une ou un ami très proche.
En résumé, nous entretenons différents types de relations avec les autres, à différents niveaux de proximité, d’engagement, d’authenticité. Tous les types de relations sont nécessaires, ont leur propre utilité, leurs propres fonctions.
Souviens-toi que l’être humain a un besoin vital d’être en relation avec les autres, de partager, de communiquer, d’exprimer ce qu’il y a au plus profond de son être et c’est la relation personnelle et la relation intime qu’il y a un plus haut niveau d’authenticité, d’engagement… celles qui sont les plus satisfaisantes, les plus enrichissantes, les plus épanouissantes.
Suggestions de lecture :
📕La communication authentique de Colette Portelance
📕 Dans quel système relationnel êtes-vous prisonnier ? de Colette Portelance
📕 La liberté dans une relation affective de Colette Portelance
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Sources :
ChatGPT. (2024). (ChapGPT version 3.5). Fais-moi un tableau pour différencier la relation narrative; utilitaire; impersonnelle; personnelle et intime
Goffmann, Erving. (1973). La mise en scène de la vie quotidienne. Les éditions de Minuit.
Portelance, Colette. (1997). La communication authentique. Montréal. QC. Éditions du CRAM.
Vallerand, Robert. J. (2006). Les fondements de la psychologie sociale. 2e édition. Gaëtan Morin éditeur.
août 28, 2023. Marie-Christine Savard